Vanuatu : coûts de création et maintenance de société (2026)

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Dernière vérification manuelle : 06 février 2026 · En savoir plus →

Vanuatu. Un archipel du Pacifique Sud souvent associé aux images de cartes postales et aux structures offshore. Mais si vous envisagez de créer une société locale opérationnelle là-bas – une Private Company Limited by Shares – vous devez savoir exactement ce que ça coûte. Pas les montants fantasmés que certains cabinets vous vendent. Les vrais chiffres.

Je vais vous présenter les coûts officiels de création et de maintenance d’une entreprise standard au Vanuatu en 2026, avec les sources à l’appui. Parce que la liberté fiscale commence par la transparence des données.

Combien ça coûte de créer une société locale à Vanuatu ?

Première chose à savoir : il n’y a aucune exigence de capital minimum à Vanuatu. Vous ne devez pas bloquer des fonds pour prouver votre sérieux. C’est déjà un point en faveur de cette juridiction.

Les frais de création se décomposent en plusieurs postes obligatoires et professionnels. Voici le tableau complet :

Poste de dépense Montant (VUV)
Frais d’enregistrement gouvernemental (demande en ligne VFSC) 30 000 Vt
Licence commerciale initiale (base, chiffre d’affaires < 4 M VUV) 10 000 Vt
Sceau de l’entreprise (obligatoire pour documents officiels) 3 000 Vt
Frais juridiques et administratifs moyens (setup professionnel) 150 000 Vt
Total des coûts de création 193 000 Vt

En dollars américains, ça représente environ 1 620 USD (au taux de change moyen 2026). C’est relativement abordable pour une structure dans le Pacifique.

Décryptage des frais de création

Les 30 000 Vt de frais d’enregistrement auprès de la Vanuatu Financial Services Commission (VFSC) sont incompressibles. C’est l’organisme qui valide votre incorporation. Leur portail en ligne est fonctionnel, mais vous aurez besoin d’un agent local agréé pour soumettre le dossier.

La licence commerciale de 10 000 Vt est délivrée par les douanes et le département des revenus intérieurs. Son montant varie en fonction de votre chiffre d’affaires prévisionnel. Si vous dépassez 4 millions de Vatu annuels, attendez-vous à une augmentation.

Le sceau ? Obligatoire. Oui, on est en 2026, et Vanuatu exige toujours un sceau physique pour certifier les documents officiels. Ça coûte 3 000 Vt, soit une vingtaine de dollars. Pas la fin du monde.

Les 150 000 Vt de frais professionnels sont une moyenne du marché. Ce montant couvre généralement la préparation des statuts, les conseils juridiques de base, et l’assistance administrative lors du dépôt. Certains cabinets locaux facturent moins si vous arrivez avec un dossier bien préparé. D’autres, surtout ceux qui ciblent les étrangers, facturent beaucoup plus.

Et les coûts récurrents ? Combien ça coûte chaque année ?

Créer une société, c’est une chose. La maintenir en conformité, c’en est une autre. Vanuatu impose des obligations annuelles qui génèrent des frais incompressibles.

Obligation annuelle Montant (VUV)
Dépôt du rapport annuel (VFSC) 30 000 Vt
Renouvellement de la licence commerciale (base) 10 000 Vt
Services de siège social et d’agent enregistré (estimation annuelle) 75 000 Vt
Coût annuel minimum 115 000 Vt

Soit environ 965 USD par an pour maintenir votre structure active et conforme.

Le rapport annuel auprès de la VFSC est obligatoire. Vous devez confirmer vos administrateurs, actionnaires, et adresse de siège. Pas de rapport = radiation. Simple.

La licence commerciale se renouvelle chaque année. Le montant de base est de 10 000 Vt, mais si votre chiffre d’affaires augmente, la facture aussi. Les paliers sont progressifs.

Le coût de l’agent enregistré : incompressible

À Vanuatu, vous ne pouvez pas gérer votre société seul depuis l’étranger sans un agent local agréé. C’est une obligation légale. Cet agent fournit l’adresse de siège social (vous ne pouvez pas utiliser une boîte postale) et gère les communications officielles avec les autorités.

Les 75 000 Vt annuels sont une estimation moyenne pour ce service. Certains agents facturent 40 000 Vt si vous êtes résident et autonome. D’autres montent à 100 000 Vt ou plus s’ils incluent de la comptabilité basique ou des services administratifs élargis.

Faites le calcul : entre 40 000 et 115 000 Vt par an (335 à 965 USD), selon votre niveau d’autonomie et vos négociations.

Pourquoi ces chiffres sont fiables (et où j’ai trouvé ces données)

Je ne sors pas ces montants de mon imagination. Voici mes sources officielles et professionnelles :

  • La Vanuatu Financial Services Commission publie ses tarifs d’enregistrement et de renouvellement sur son site officiel.
  • Le département des Customs and Inland Revenue du gouvernement de Vanuatu détaille les paliers de licences commerciales selon le chiffre d’affaires.
  • Le portail Invest Vanuatu, géré par le gouvernement, explique les étapes et coûts d’enregistrement des sociétés locales.
  • J’ai également consulté des cabinets juridiques locaux comme AJC Vanuatu pour avoir une estimation réaliste des frais professionnels moyens.

Ces données sont à jour en 2026. Mais attention : les administrations du Pacifique peuvent modifier leurs tarifs avec un simple avis publié dans la Gazette officielle. Vérifiez toujours avant de vous engager.

Ce que Vanuatu ne vous dira pas (mais que vous devez savoir)

Vanuatu n’a pas d’impôt sur les sociétés. Pas de TVA. Pas d’impôt sur le revenu. Sur le papier, c’est un paradis fiscal pur et dur. Mais il y a des pièges.

D’abord, si votre société locale génère des revenus à Vanuatu (ventes locales, prestations dans l’archipel), vous devrez payer la licence commerciale ajustée à votre chiffre d’affaires. Les montants peuvent grimper rapidement au-delà des 10 000 Vt de base. Les paliers ne sont pas toujours clairement affichés.

Ensuite, la substance économique. Si vous créez une société locale mais que vous n’avez aucune activité réelle à Vanuatu (pas d’employés, pas de bureau physique, pas de clients locaux), vous risquez d’être classé comme structure offshore déguisée. Ça peut poser des problèmes si votre pays de résidence fiscale applique les règles CFC (Controlled Foreign Company) ou si vous devez justifier la réalité économique de votre structure.

Enfin, les banques. Ouvrir un compte bancaire pour une société de Vanuatu n’est pas impossible, mais ce n’est plus aussi simple qu’avant. Les banques locales (Bred Bank, ANZ Vanuatu, National Bank of Vanuatu) ont durci leurs critères KYC. Si vous êtes non-résident et que votre activité est purement internationale, attendez-vous à des questions, des délais, et potentiellement un refus.

Verdict : Vanuatu, une option viable pour qui ?

Si vous cherchez une structure à faible coût de maintenance avec zéro impôt sur les bénéfices, Vanuatu coche beaucoup de cases. Les 1 620 USD de création et les 965 USD annuels sont objectivement compétitifs par rapport à d’autres juridictions du Pacifique ou des Caraïbes.

Mais cette juridiction n’est pas adaptée à tout le monde. Si vous n’avez pas de présence physique ou de clients dans la région, la substance économique sera difficile à justifier. Si vous avez besoin d’un compte bancaire fiable et rapide, préparez-vous à galérer. Et si votre pays de résidence fiscale est agressif sur les CFC, Vanuatu ne vous protégera pas automatiquement.

Mon conseil ? Utilisez Vanuatu pour ce qu’il fait bien : héberger des activités réelles dans le Pacifique (trading, import-export régional, services aux îles voisines). Ou comme holding intermédiaire dans une structure flag theory plus large, si vous avez déjà sécurisé votre résidence fiscale ailleurs.

Mais ne tombez pas dans le piège du « zéro impôt magique ». Les États deviennent de plus en plus intelligents. Et Vanuatu, malgré ses avantages, reste sous surveillance constante des listes grises de l’OCDE et de l’UE.

Je mets à jour cette base de données régulièrement. Si vous avez des informations officielles plus récentes ou des retours d’expérience concrets sur les coûts réels à Vanuatu, n’hésitez pas à me contacter ou à revenir consulter cette page dans quelques mois.