Impôt sur les sociétés en Ouzbékistan : guide complet (2026)

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Dernière vérification manuelle : 06 février 2026 · En savoir plus →

L’Ouzbékistan. Un pays que peu d’entrepreneurs occidentaux ont sur leur radar fiscal. Pourtant, en 2026, cette ancienne république soviétique propose un régime d’imposition des sociétés qui mérite qu’on s’y arrête. Pas parce que c’est un paradis fiscal — loin de là — mais parce que sa structure tarifaire révèle une approche sectorielle qui peut être exploitée intelligemment.

Je ne vais pas vous vendre du rêve. L’Ouzbékistan reste un pays en transition, avec une administration parfois opaque et des règles qui évoluent rapidement. Mais si vous opérez dans certains secteurs spécifiques, les chiffres deviennent soudainement très intéressants.

Le taux standard : 15 %, mais avec des nuances importantes

Le taux d’imposition des sociétés en Ouzbékistan est fixé à 15 %. Un taux plat. Honnête. Ni exceptionnel, ni confiscatoire.

Mais attention. Ce chiffre ne raconte qu’une partie de l’histoire. L’État ouzbek a décidé d’appliquer une logique de taxation différenciée selon les secteurs. Certaines industries paient plus. D’autres, beaucoup moins.

C’est une forme de planification économique déguisée en fiscalité. Vous voulez encourager le textile ? Baissez les impôts. Vous voulez capter plus de revenus des banques et des télécoms ? Augmentez-les.

Secteur d’activité Taux d’imposition (UZS) Période de validité
Entreprises standard 15 % Permanent
Banques commerciales, cimenteries (clinker), producteurs de granulés de polyéthylène, opérateurs télécoms, centres commerciaux 20 % Permanent
Commerce électronique de biens et services 10 % Permanent
Restauration et services alimentaires 7,5 % 1er janvier 2025 – 1er janvier 2028
Textile, bonneterie, chaussures, maroquinerie (sous conditions de salaire et de revenus) 2 % 1er janvier 2025 – 1er janvier 2028
Vente de fruits et légumes en emballage moderne (sous conditions) 1 % Avril 2025 – 1er janvier 2028

Les secteurs pénalisés : banques, télécoms, ciment

Si vous êtes une banque commerciale, un opérateur de téléphonie mobile, un producteur de ciment (clinker) ou de granulés de polyéthylène, ou encore un centre commercial, vous payez 20 %. Cinq points de plus que le taux standard.

Pourquoi ? Parce que ces secteurs génèrent des marges élevées et sont souvent perçus comme peu exposés à la concurrence internationale. L’État ouzbek veut sa part. C’est aussi simple que ça.

Pour une banque locale avec un bénéfice net de 10 milliards d’UZS (environ 800 000 $), cela représente une charge fiscale de 2 milliards d’UZS (160 000 $) au lieu de 1,5 milliard (120 000 $). Une différence qui n’est pas anodine.

Les secteurs favorisés : textile, agroalimentaire, e-commerce

C’est là que ça devient intéressant.

Textile et maroquinerie : 2 %

Oui, vous avez bien lu. 2 %. Mais avec des conditions strictes. Vous devez être actif dans la fabrication de textile, bonneterie, chaussures ou maroquinerie. Et respecter certaines exigences en matière de salaires et de revenus.

Je n’ai pas les détails précis de ces conditions (l’administration ouzbèke n’est pas toujours transparente sur ce point), mais il est clair que l’objectif est de stimuler l’industrie légère locale et l’emploi. Cette mesure est temporaire : elle court jusqu’au 1er janvier 2028.

Pour une PME textile réalisant 500 millions d’UZS de bénéfices (environ 40 000 $), l’impôt serait de 10 millions d’UZS (800 $). Comparé à 75 millions (6 000 $) au taux standard, c’est une économie massive.

Fruits et légumes emballés : 1 %

Le taux le plus bas. Un pourcent. Depuis avril 2025 et jusqu’au 1er janvier 2028. Mais uniquement pour les entreprises qui vendent des fruits et légumes en emballage moderne et remplissent des conditions spécifiques (probablement liées à la traçabilité et aux normes sanitaires).

C’est une niche. Très spécifique. Mais si vous êtes dans ce secteur, c’est presque une exonération.

Restauration : 7,5 %

Les entreprises de restauration et services alimentaires bénéficient d’un taux réduit de 7,5 %, toujours dans le cadre temporaire 2025-2028. C’est moitié moins que le taux standard. Une aubaine pour un secteur souvent sous pression.

E-commerce : 10 %

Les contribuables engagés dans le commerce électronique de biens, travaux ou services sont imposés à 10 %. Ce taux est permanent, contrairement aux mesures sectorielles temporaires. L’Ouzbékistan veut clairement encourager la digitalisation de son économie.

Pour une boutique en ligne générant 1 milliard d’UZS de bénéfices (environ 80 000 $), cela représente 100 millions d’UZS d’impôt (8 000 $) au lieu de 150 millions (12 000 $) au taux standard.

Les pièges à éviter

Maintenant, soyons clairs. L’Ouzbékistan n’est pas la Suisse. La bureaucratie peut être lourde. Les règles changent. Les conditions d’éligibilité aux taux réduits ne sont pas toujours claires.

Quelques points d’attention :

  • Documentation locale : Vous aurez besoin de conseils locaux. Un comptable ou un avocat ouzbek compétent est indispensable pour naviguer dans les conditions d’éligibilité.
  • Stabilité juridique : Les régimes temporaires (2025-2028) peuvent ne pas être renouvelés. Préparez un plan B.
  • Contrôle des changes : Rapatrier des fonds hors d’Ouzbékistan peut être complexe. Vérifiez les règles en vigueur.
  • Substance réelle : Comme partout, avoir une structure sans substance réelle (bureaux, employés, activité) est risqué.

Mon verdict

L’Ouzbékistan ne conviendra pas à tout le monde. Mais si vous opérez dans le textile, l’agroalimentaire emballé, la restauration ou l’e-commerce, les taux réduits sont réels et substantiels.

C’est une juridiction à considérer pour une implantation opérationnelle réelle, pas pour une structure passive de holding. L’État veut de l’activité locale, de l’emploi, de la valeur ajoutée. En échange, il offre des taux attractifs.

Je suis constamment en train d’auditer ces juridictions. Si vous avez des documents officiels récents concernant l’imposition des sociétés en Ouzbékistan, envoyez-moi un email ou revenez consulter cette page plus tard, car je mets à jour ma base de données régulièrement.

Pour ceux qui cherchent à échapper à la pression fiscale excessive de leur pays d’origine, l’Ouzbékistan peut être une pièce du puzzle. Pas la solution miracle. Mais une option à ne pas négliger, surtout si votre activité correspond aux secteurs favorisés.

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