Impôt sur la fortune en Allemagne : aperçu fiscal (2026)

Monitoring actif. Nous surveillons ce sujet quotidiennement.

Dernière vérification manuelle : 06 février 2026 · En savoir plus →

L’Allemagne et l’impôt sur la fortune. Un sujet qui revient sans cesse dans les conversations d’expatriés, de chefs d’entreprise et d’investisseurs qui jonglent avec plusieurs résidences fiscales. Pourquoi ? Parce que la réponse n’est jamais aussi simple qu’on le voudrait.

Je vais être direct avec vous : en 2026, l’Allemagne n’a pas d’impôt sur la fortune au sens classique du terme. Mais attention. Ce n’est pas parce qu’il n’existe pas aujourd’hui qu’il faut baisser la garde.

L’histoire récente : pourquoi l’impôt sur la fortune a disparu

L’Allemagne a aboli son Vermögensteuer (impôt sur la fortune) en 1997. Pas par amour de la liberté économique, mais parce que la Cour constitutionnelle a jugé sa structure discriminatoire. Les biens immobiliers étaient sous-évalués par rapport aux actifs financiers. Résultat ? Inconstitutionnel.

Depuis, rien.

Mais le débat politique ne s’est jamais vraiment éteint. Chaque cycle électoral ramène des propositions de réintroduction. Le SPD, les Verts, Die Linke… tous ont leurs versions. Certains parlent de seuils à 1 million d’euros (environ 1,08 million USD). D’autres à 2 millions. Les taux évoqués varient entre 0,5 % et 2 % annuels.

Aucune de ces propositions n’a abouti. Pour l’instant.

Pourquoi je ne trouve pas de données précises dans ma base

Vous avez remarqué l’absence de tableau détaillé dans cet article. C’est volontaire. Je ne vais pas vous servir des lignes remplies de « N/A » ou « Donnée non disponible ». Ça n’aide personne.

La raison est simple : il n’y a pas d’impôt sur la fortune actuellement en vigueur en Allemagne. Les données que j’ai collectées confirment que le système fiscal allemand taxe la propriété foncière (Grundsteuer), mais pas le patrimoine net global des individus.

Cela dit, je suis constamment en train d’auditer ces juridictions. Si vous avez des documents officiels récents concernant une évolution législative ou des projets de loi concrets sur l’impôt sur la fortune en Allemagne, envoyez-moi un email ou revenez consulter cette page plus tard. Je mets à jour ma base de données régulièrement.

Ce que vous devez surveiller en Allemagne

Pas d’impôt sur la fortune ne signifie pas paradis fiscal. Loin de là.

1. L’impôt foncier (Grundsteuer)

Si vous détenez des biens immobiliers en Allemagne, vous payez un impôt foncier. Les taux varient selon les Länder et les municipalités. Ce n’est pas un impôt sur le patrimoine net, mais ça reste une charge annuelle sur vos actifs immobiliers.

2. L’impôt sur les plus-values

Vente d’actions ? Plus-value immobilière ? L’Allemagne prélève. Pour les actions et actifs financiers, comptez environ 26,375 % (25 % + Solidaritätszuschlag + éventuellement la taxe d’église si vous êtes enregistré). Pour l’immobilier détenu moins de 10 ans, la plus-value est imposée à votre taux marginal d’impôt sur le revenu. Ça peut grimper fort.

3. L’impôt sur les successions et donations (Erbschaftsteuer / Schenkungsteuer)

Voilà le vrai piège pour les patrimoines importants. Les taux peuvent atteindre 30 % pour les héritiers non-familiaux ou les montants élevés. Les abattements familiaux sont généreux (500 000 € soit environ 540 000 USD pour les conjoints, 400 000 € soit environ 432 000 USD pour les enfants), mais au-delà, ça mord.

Et c’est là que beaucoup de résidents allemands fortunés se font avoir. Pas par un impôt sur la fortune annuel, mais par une taxation massive au moment de la transmission.

Le risque politique : la réintroduction

Je ne fais pas de politique. Mais je regarde les faits.

L’Allemagne a une dette publique importante. Les dépenses sociales augmentent. Les infrastructures vieillissent. Et la pression politique pour « faire payer les riches » ne faiblit jamais vraiment.

Certains Länder comme Berlin ou Hambourg ont des majorités politiques favorables à un impôt sur la fortune. Si une coalition fédérale de gauche arrive au pouvoir, la probabilité d’une réintroduction augmente. Pas immédiatement, mais sur un mandat de 4 ans, c’est plausible.

Combien ? Comment ? Personne ne sait. Mais si vous avez un patrimoine net de plusieurs millions d’euros et que vous êtes résident fiscal allemand, vous devriez avoir un plan B.

Comment fonctionne généralement un impôt sur la fortune (pour comprendre le risque)

Puisque l’Allemagne n’en a pas actuellement, parlons du mécanisme global. Ça vous aidera à évaluer les propositions futures.

Un impôt sur la fortune typique :

  • Base imposable : Valeur totale de vos actifs (immobilier, actions, comptes bancaires, véhicules, objets d’art…) moins vos dettes.
  • Seuil d’exemption : Généralement entre 500 000 € et 2 millions € (540 000 à 2,16 millions USD).
  • Taux : Entre 0,5 % et 2 % annuels. Ça peut sembler faible, mais c’est récurrent. Chaque année. Sur le patrimoine net, pas sur les revenus.
  • Évaluation : Le diable est dans les détails. Comment évalue-t-on un bien immobilier ? Une entreprise familiale non cotée ? Les œuvres d’art ? Les litiges sont fréquents.

En Espagne, par exemple, certaines régions appliquent encore un impôt sur la fortune. Taux effectifs jusqu’à 3,5 %. En Suisse, plusieurs cantons ont le leur. Résultat ? Les ultra-riches structurent soigneusement leur résidence fiscale.

Mes recommandations si vous êtes résident allemand

Primo : ne paniquez pas. Il n’y a pas d’impôt sur la fortune aujourd’hui en Allemagne.

Secundo : anticipez. Voici ce que je ferais à votre place :

A. Diversifiez géographiquement vos actifs

Ne gardez pas tout en Allemagne. Pas par défiance, mais par prudence. Comptes bancaires dans plusieurs juridictions, immobilier à l’étranger, holdings dans des pays à fiscalité douce. Pas pour échapper à l’impôt (vous restez imposable sur votre patrimoine mondial si vous êtes résident fiscal allemand), mais pour avoir des options.

B. Optimisez votre résidence fiscale

Si vous êtes mobile, évaluez les alternatives. Pas besoin d’aller dans une île tropicale. Le Portugal (régime RNH), la Suisse (forfait fiscal dans certains cantons), Dubaï (0 % sur le revenu et le patrimoine), Singapour… Les options existent.

Mais attention : la résidence fiscale ne se change pas en un clic. Il faut couper les liens économiques et personnels avec l’Allemagne. Sinon, le fisc allemand vous considérera toujours comme résident.

C. Structurez votre patrimoine

Fondations familiales, holdings, trusts (selon les juridictions)… Ce ne sont pas des outils d’évasion fiscale. Ce sont des instruments de protection patrimoniale et de transmission. Ils peuvent aussi offrir une flexibilité en cas de changement législatif brutal.

Consultez un fiscaliste allemand compétent. Pas un généraliste, quelqu’un qui connaît la fiscalité internationale.

L’opacité administrative : un vrai problème

L’absence de données claires sur l’impôt sur la fortune en Allemagne reflète aussi une réalité plus large : le manque de transparence prévisionnelle. Les administrations fiscales européennes, y compris en Allemagne, publient rarement des projections détaillées sur les réformes envisagées.

Vous apprenez souvent les nouvelles taxes quand elles sont votées. Parfois avec effet rétroactif partiel.

C’est pour ça que je maintiens cette base de données. Pour vous donner une longueur d’avance. Mais je ne peux pas inventer des chiffres qui n’existent pas encore.

Verdict : Allemagne et impôt sur la fortune en 2026

Pas d’impôt sur la fortune actuellement. Risque politique modéré de réintroduction dans les 5 prochaines années. Fiscalité lourde par ailleurs (IR, plus-values, successions).

Si vous avez un patrimoine supérieur à 2 millions d’euros (2,16 millions USD) et que vous êtes résident fiscal allemand, commencez à réfléchir à votre stratégie. Pas dans la panique, mais avec méthode.

Et si vous voyez passer un projet de loi concret sur la Vermögensteuer, envoyez-le-moi. Je mettrai à jour cette page immédiatement.

Related Posts